Anniversaire.


- Nadine, Vincent, enfin vous voilà.

Le couple et leur fille Isabelle sont accueillis par Paul. Aujourd'hui On fête l'anniversaire de Marie, la fille de Sylvie et Paul. Nadine recherche sa sœur, voilà Sylvie qui émerge de sa cuisine en s'essuyant les mains. Embrassades générales. Les deux couples et leurs enfants sont très liés. Et aujourd'hui c'est la fête. Car pour les quatre adultes les évènements qui se sont déroulés il y a dix ans leur ont laissé des souvenirs impérissables. Mais bien différents pour chacun d'entre eux. Et certains seraient bien étonnés s'ils connaissaient toute l'histoire. Nadine regarde Paul en coin, ce dernier sourit doucement…

………………………….
.La journée se termine et Paul ramène son car au dépôt. Il est heureux plus que quelques jours de travail : le premier septembre, il est en congé annuel pour un mois. Il a choisi cette période car Sylvie doit accoucher aux environs du cinq de leur deuxième enfant, une fille après un garçon, le choix du roi. Il pourra ainsi l'aider durant toute cette période et surtout garder Lucas. Car son beau-père est très malade, un cancer, sa belle mère doit le veiller et ne peut venir s'occuper de leur enfant.
En ouvrant la porte, il voit Lucas qui du haut de ses trois ans lui dit :

- Maman a momo, elle pleure comme moi.

Effrayé, il se précipite dans la chambre. Son épouse, recroquevillée en chien de fusil lui dit :

- Je crois que notre fille aura un peu d'avance, il faudrait aller à la maternité.

Paul se précipite sur la valise, puis réfléchit qu'il y a Lucas. Comment faire ?
Il appelle ses beaux-parents qui n'habitent pas très loin. Nadine, la petite sœur de Sylvie, elle n'a que cinq ans de moins, mais c'est toujours la petite sœur, se propose pour venir surveiller le garçon et passer la nuit chez eux.
Et quelques minutes après, la mobylette s'arrête.

- Ne vous faites pas de soucis, je connais suffisamment la maison.

En effet, elle est très souvent là, avec Sylvie elles s'entendent à merveille.
Le couple peut aller à l'hôpital tranquille.

Dans la nuit, vers deux heures, Paul ouvre doucement la porte et regagne sa chambre. Il est heureux, l'accouchement s'est bien passé, ils ont une belle petite fille et maintenant la maman repose. Il va essayer d'un peu dormir car dans quelques heures, il faut retourner au travail.
Le matin, sans bruit il se lève, et avant de partir laisse un mot à Nadine :
« Tu as une jolie petite nièce, tout s'est bien passé. S'il te plaît, si ça ne te dérange pas, garde Lucas aujourd'hui, je vais essayer de me libérer pour les jours prochains. »

La journée a été longue. Paul ne peut pas avoir ses congés avant la date prévue. Comme à l'ordinaire, il ne rentre pas à midi : il dessert la ville voisine et mange au restaurant. Aussi, le soir, il court à la maternité. Tout va bien, Sylvie sortira dans cinq ou six jours. Nadine est venue la voir avec Lucas et Vincent son copain. Elle se charge du petit, restera à la maison…

- Mais pas toute seule ajoute Sylvie en souriant, les amoureux vont en profiter.

En effet, en rentrant il trouve les deux jeunes.

- J'allais justement partir dit le garçon. À demain ?
- Oui, à demain lui répond Nadine.

Lorsqu'il est sorti, Paul en souriant la taquine gentiment :

- Je vois que tu as trouvé de la compagnie.

Elle éclate de rire

- Tu sais, c'est difficile de se voir tranquilles, sans personne pour nous surveiller, aussi bien chez lui qu'à la maison. Alors j'en profite, tu penses.

Pour lui, sa belle-sœur est encore une gamine malgré ses dix-huit ans. Il la connaît depuis huit ans, quand il a fait son entrée dans la famille. Et malgré leurs dix ans de différence ils s'entendent très bien, et même parfois elle lui confie des secrets qu'elle n'ose même pas dire à sa sœur.
Nadine a pris soin de la maison, de Lucas et le repas est prêt. Ils mangent tous trois, puis mettent le petit au lit. La conversation revient sur ses rapports avec Vincent. Tous deux se connaissent depuis le collège, ont toujours été dans la même classe et ont réussi le bac en juin. En novembre ils entrent en fac. Ils se connaissent tellement qu'ils sont complices en tout…

- Ce qui m'ennuie, c'est qu'il pense qu'à me tripoter, surtout quand Lucas fait la sieste.
- Ce n'est pas si désagréable que ça tout de même.
- Non, mais il ne sait pas s'y prendre, il est trop pressé, brutal. Tiens, cet après midi… oh non c'est trop…
- Trop intime ? Tu sais je connais pas mal de choses.
- Oui, cet après midi il voulait me caresser les seins. Mais je crois qu'il m'a fait des bleus tellement il y va fort. On croirait qu'il pétrit un gâteau.
- Mais il n'y a pas que les mains pour s'en occuper, la bouche aussi fait bien l'affaire.
- Alors là, il me mords tellement il y va fort.
- Il n'y connaît rien. Tu veux un truc ? Tu te mets de la confiture sur les seins et tu lui demandes de la lécher. Ta sœur appréciait beaucoup autrefois !
- Là tu me donnes une idée.

La conversation se poursuit un moment, puis ils regagnent leur chambre.

Le lendemain matin, Paul se lève sans bruit, va à la salle de bains. Après sa douche il se dirige vers la cuisine et là, surprise, il voit Nadine, en culotte, se tartiner les seins avec de la confiture. Il n'est pas choqué par la poitrine nue, il l'a vue assez souvent à la plage, mais par le comportement

- Attends qu'il soit là pour le faire, lui fait-il remarquer, tu ne vas pas rester comme cela jusqu'à ce qu'il arrive.
- Non, je veux simplement que tu me montres comment tu fais, je veux essayer avec toi. Tu peux bien me rendre ce service.
- Mais tu es folle !
- Quand tu as besoin de moi pour garder ton mioche, je suis là. Alors fais moi plaisir.

Interloqué, il ne sait que faire, d'autant que ce buste dégoulinant de marmelade est bien appétissant. Et puis zut ! Il s'assied, elle vient face à lui sur ses genoux, la confiture se trouvant à portée de sa bouche. Et, un peu pour lui faire plaisir et beaucoup par désir, il met ses mains sur les hanches, lèche la marmelade lentement avec application, taquinant les auréoles qui réagissent. Son sexe aussi se dresse et vient buter sur l'entre jambe de sa belle-sœur. Pourtant un restant de lucidité le fait se redresser, repousser Nadine et partir en oubliant même de déjeuner.

La journée a été longue et Paul s'est posé plein de questions. Il a conduit mécaniquement son bus. Le soir il passe à la maternité. Sa femme se remet rapidement, leur fille est magnifique. Sylvie lui dit que Nadine, Lucas et Vincent sont passés, ils avaient l'air heureux.
Dès l'ouverture de la porte, il voit Nadine et son copain, tout souriant.

- Au revoir. À demain clame-t-il en partant.
- Il a l'air content aujourd'hui
- Tu parles, ton idée est sensationnelle, ça y est maintenant je suis tranquille, il a compris. Mais j'aurai besoin d'autres conseils.
- N'y compte pas, je ne veux pas d'ennuis, ni divorcer, ta sœur et moi nous aimons trop.
- On en reparlera.

Le repas et le coucher de Lucas les occupent un moment. Pourtant, lorsqu'ils se retrouvent tous les deux, d'entrée, Nadine attaque :

- Tu ne vas pas me laisser en plan, apprends moi tout puisque Vincent en est incapable. Je ne vois pas à qui d'autre je peux le demander !
- Oui, mais le coup que tu m'as fait ce matin,…
- Tu l'as bien apprécié à ce que j'ai vu, ça ne te déplaisait pas, bien au contraire
- Mais tu te rends compte que je suis ton beau frère, je n'ai jamais trompé Sylvie, je ne vais pas commencer avec toi.
- Eh bien tu te débrouilleras avec ton petit et je dirai à ma sœur que je ne veux plus le garder parce que tu as essayé de me tripoter !
- Salope
- Oui, je suis une salope, ou plutôt je veux être une femme normale et heureuse.

Paul ne sait que répondre. Il est piégé, il lui faudra s'exécuter s'il ne veut pas d'histoires avec Sylvie, car il connaît Nadine, elle en serait capable. Mais d'autre part, il doit bien se l'avouer, ce côté pédagogique ne lui déplait pas, surtout les exercices pratiques…

- Tu sais, reprend-elle, je ne le laisse pas trop toucher en bas car j'ai peur qu'il me viole, non pas que j'y sois opposée, je languis même d'être dépucelée, mais je voudrais que cela se passe bien. Il me demande toujours qu'on flirte tous nus, mais je n'ai jamais voulu.
- Tu as une solution, la confiture ça peut servir partout, même à ton minou.
- Mais avec les poils…
- Et alors ! Il nettoiera avec la langue.
- Là, je ne te crois pas, tu te moques de moi.
- Non, cela se fait souvent, et j'en connais une qui apprécie.
- Je ne te crois pas.

Elle se lève et part. Ouf, débarrassé d'elle, je vais pouvoir regarder la télé tranquille.

- Paul, vite viens voir

Il se précipite dans la cuisine et trouve Nadine allongée nue sur la table, son sexe barbouillé de confiture.

- Eh bien, si c'est possible, montre-moi comment tu fais

Paul bouillonne. Il ne sait si c'est de colère, ou de désir. Car cette gamine offerte est tentante, et malgré la volonté de rester fidèle, le lien de parenté, il peut difficilement résister.

- Viens ou sinon je parle à ma sœur.

Et cet argument le libère, fait craquer ses barrages. Il s'approche et de la langue commence le nettoyage. Il oublie bientôt la confiture et ne pense qu'à donner du plaisir. Il déniche le bouton et bien que celui-ci n'ait pas de marmelade, il l'astique longuement de la langue, le mordille, redescend nettoyer la fente, l'entrecuisse et va même jusqu'à la porte arrière. Nadine gémit, pleure de bonheur. Il avance un doigt, avec l'ongle gratte tout le sexe, enfonce un peu le majeur dans le conduit vierge, appuie le pouce sur l'anus. Les jambes se tendent tandis qu'éclate un cri de bonheur. Paul se redresse.

- Te voilà propre, maintenant laisse-moi tranquille.
- Oh merci, merci ! Jamais je n'avais joui comme ça. C'est formidable, il faut qu'il apprenne à me le faire. Et toi ? Tu restes sur ta faim ?
- Laisse-moi tranquille.

Elle l'attrape par la taille et tâte son entre jambe. Son sexe est dressé, elle glisse la main dans le slip.

- Non, ne me touche pas sinon je fais un malheur.
- Laisse-moi le voir seulement.

Et elle baisse le short et le slip. La verge jaillit, Paul cherche à reculer, mais Nadine l'a ceinturé avec ses bras.

- Oh, qu'il est gros. Plus que celui de Vincent je crois, je ne l'ai jamais vu mais seulement touché.

Elle le prend en main et le serre.

- Laisse-moi grogne Paul, fais le avec ton copain, mais pas avec moi, je réponds de rien !
- Si je lui fais ça, il va me sauter dessus, avec toi je suis tranquille.

Et elle l'examine, fait coulisser la peau du prépuce, le branle doucement.

- C'est vrai qu'il y a des filles qui le sucent, et même qui avalent le jus, mais ce sont des putes, hein ?
- Si tu continues, tu vas en recevoir plein la figure, je ne vais pas pouvoir me retenir.

Nullement effrayée, elle accélère le va et vient. Paul voudrait se dégager, mais c'est tellement bon cette main innocente. Et bientôt il ne peut se retenir et le sperme jaillit, éclaboussant la main au passage.

- Voilà, tu as gagné. Maintenant tu sais ce que c'est un homme qui jouit. Tu pouvais pas le demander à ton copain, j'en ai marre, je veux pas d'histoires entre nous.
- Mais Paul, je ne pouvais pas le demander à quelqu'un d'autre, sinon il m'aurait pris pour une allumeuse ou une pute. Avec toi, je suis tranquille tu ne diras rien à personne. Et puis tu as apprécié je crois. Alors pourquoi te fâcher ?

Sans un mot, il va dans la salle de bain, se lave et part se coucher.

Toute la journée du lendemain il est taraudé par les évènements de la veille. Il ne veut pas s'attacher à Nadine, ce serait une catastrophe. Et pourtant, il prend tellement de plaisir avec elle.
Le soir, à la maternité il trouve Sylvie en forme mais qui s'ennuie un peu malgré la visite de sa sœur, de Lucas et Vincent. Enfin, elle sort après demain.
Dans la rue il croise Vincent qui chantonne.

- Bonjour, ça a l'air d'aller aujourd'hui.
- Ça boume, je suis en pleine forme.

Dès son entrée, il entend chanter Nadine ; elle est de bonne humeur.

- Qu'est-ce qui vous arrive à Vincent et toi, vous avez l'air de bonne humeur.
- Nous avons passé une après midi formidable. J'ai bien retenu la leçon d'hier.
- Je n'en doute pas !

Pendant le repas, elle lui détaille son après-midi érotique. Elle a mis en pratique tout ce qu'elle a appris la veille, lui a laissé aucune initiative. Comme il ne connaît pas grand chose à l'amour, il l'a laissé faire. Elle lui a dit qu'elle avait lu un livre qui expliquait tout ça.
À peine le petit couché, elle lui demande :

- Explique-moi tout le reste.
- Je t'ai tout appris, il ne te reste plus qu'à te faire dépuceler.
- Mais non, tu m'as donné du plaisir avec ta langue, apprends-moi comment on le fait aux hommes.
- Oh pour cela pas besoin de leçon, tu n'as qu'a faire comme si tu suçais une glace, mais attention au jus.
- Montre-moi, laisse-toi faire, tu me diras si je le fais mal !
- Mais tu te rends compte si ta sœur apprend ce qui se passe entre nous, elle va se fâcher à mort avec toi et vouloir divorcer. Non, je l'aime trop pour te suivre dans tes conneries.
- Eh bien je lui expliquerai tout ce que tu m'a appris, comment tu…
- Tais-toi, salope !
- Oui, je suis une salope, je veux le devenir pour mon homme, que je le garde, qu'il n'aille pas chercher ailleurs, chez d'autres femmes. Je te jure que quand ma sœur rentrera je ne t'embêterai plus, si tu m'as tout appris. Il ne te reste que deux soirs.

Et elle lui saute dessus, saisissant son sexe de la main. Il ne trouve rien à rétorquer à cette logique, son désir de la fille lui supprime toute morale. Fataliste, il s'allonge sur le canapé. Elle se déshabille très vite et vient lui retirer son short et son slip. Loin de résister, il lui facilite la tâche.

- Comment on fait une pipe, c'est comme ça qu'on dit je crois.

Elle saisit le sexe et le branle doucement. Rapidement il atteint son apogée. Lui reste impassible, dépassé par les évènements. Elle approche sa tête, examine le méat, timidement, du bout de la langue elle lèche la goutte qui perle. Puis elle prend le gland en bouche comme un bonbon. Avec la langue elle le lèche, puis se décide à absorber un peu plus de l'engin. Penchant la tête, elle en gobe une bonne partie, et entreprend un branle avec sa bouche. C'est tellement bon pour Paul, qu'il prend la tête de Nadine dans ses mains et guide la cadence. Mais rapidement il se sent sur le point d'exploser et arrache sa queue de la bouche trop accueillante. Le jet retombe sur ses cuisses et les mains de Nadine.

- J'y suis arrivée, s'exclame-t-elle ravie. J'ai compris comment faire.

Voyant du sperme sur sa main, elle le lèche du bout de la langue.

- Ça a un drôle de goût, il faut s'y habituer. Mais je comprends qu'il y en ait qui avale tout. Il me faudra essayer un jour. Maintenant il ne me reste plus qu'à me dépuceler.
- Ce sera pour une autre fois, j'ai eu mon plaisir. Mais au fait tu pourras offrir ta virginité à ton copain, il en sera honoré et surtout assuré d'être le premier.
- J'ai pas envie qu'il me brutalise et me dégoûte à jamais. Ma copine Anne ne veut plus entendre parler des hommes depuis que son copain l'a défoncée comme elle dit. J'ai un spécialiste sous la main, je vais en profiter.
- Je vais me coucher.

Et il la quitte, la laissant insatisfaite, mais sachant qu'il lui reste encore un soir.


Paul a mal dormi. Il est dépassé par la tournure des évènements. Il s'est laissé piéger, par faiblesse, dans une histoire qui risque de mal tourner.
Le lendemain soir, il va honteux voir son épouse. Celle-ci est heureuse de sortir le lendemain. Puis elle lui dit doucement :

- Je crois que Nadine va franchir le pas avec Vincent, elle m'a dit qu'elle voulait faire l'amour. Pour qu'il n'y ai pas de conséquences, je lui ai dit à quel endroit j'avais mis les préservatifs, comme cela elle ne risquera rien.

Paul est catastrophé, il espérait invoquer le manque de protection pour ne pas la baiser ! Et c'est Sylvie involontairement qui le piège !
Vincent est encore là lorsqu'il entre chez lui. Il est affalé dans le fauteuil, tout heureux. Tu dois avoir passé un bon après midi pense Paul, je fais confiance à Nadine. La voilà qui arrive avec Lucas, toute souriante :

- Nous avons passé un merveilleux après midi. Bon Vincent, il te faut y aller car j'ai encore beaucoup de choses à faire ce soir.
- Bon, j'y vais, et à demain lance-t-il en souriant.

Si tu te doutais ce qu'elle veux faire ce soir, tu serais moins fier pense Paul.
Le repas a été vite expédié, Nadine a accéléré la cadence et Lucas se retrouve au lit encore plus tôt que d'habitude.

- Alors, tu es contente de toi, tu as berné ton monde.
- Moi, fait-elle faussement surprise, qui ai-je berné ?
- Ton copain, car tu lui as promis le gros lot pour demain, n'est-ce pas. Et puis ta sœur, elle a voulu t'aider et elle a facilité les choses, c'est malin le coup des préservatifs !
Et elle éclate de rire.
- Maintenant tu ne peux pas te défiler. Il te faut y passer. Mais je veux faire ça correctement, dans un lit.
- Pas dans le notre, ça me couperait les moyens et puis chaque fois que nous ferions l'amour avec ta sœur, j'aurai ça en mémoire.

Elle va dans sa chambre et se déshabille. Paul, un peu résigné mais surtout excité, la suit.

- Explique-moi comment je dois faire pour réussir vraiment l'amour et surtout retenir Vincent.
- Eh bien d'abord, pour la première fois, il faut commencer par toute la gamme des caresses, sur les parties érotiques du corps, les seins, les fesses pour une femme, le sexe pour un homme. Mais toujours très doux. Tu peux mettre en pratique tous les préliminaires que je t'ai appris et faire comprendre à l'autre qu'il fasse de même. Et puis quand vous êtes bien préparé vient l'acte d'amour proprement dit. Mais surtout après, il ne faut pas se retourner et abandonner l'autre. Il faut terminer décrescendo.

Nadine a écouté très sérieusement son beau-frère, comme pour une leçon au lycée.
Sans un mot, elle vient auprès de Paul qui est assis au bord du lit. Elle se met sur ses genoux et l'embrasse tendrement. Il répond à son baiser, comme un amoureux, ses mains caressant tout le corps. Il allonge sa compagne sur le lit, lui lèche les seins, du plat de la main caresse sa fourche. Ensuite il pivote et vient poser sa bouche sur le nid douillet. Nadine comprend ses intentions et de son côté saisit la verge et entreprend une fellation. Elle a bien retenu la leçon et Paul sent sa tension monter. De son côté, de la langue et des doigts il excite ce sexe, fait une feuille de rose, insinue un doigt dans l'anus.
Elle lâche le sexe, saisie par le plaisir. Il revient s'allonger à côté d'elle, la prend dans ses bras.

- Maintenant, baise-moi lui dit-elle
- Attends, prenons nos précautions.

Il prend un préservatif et lui enseigne comment le mettre en place.

- Maintenant, viens sur moi, place-toi.

Et elle l'enjambe, guide le sexe face à la vulve.

- Quand tu voudras, vas-y doucement.

Et lentement, c'est elle qui se dépucelle, arrêtant la progression par moment puis finissant en se laissant glisser à fond sur l'épieu. Elle reste immobile quelques instants, le passage a été un peu douloureux.

- Quand tu seras prête, tu te baises lui dit-il.

Lentement elle entreprend le va et vient. Après quelques minutes un certain plaisir vient la récompenser. Ce n'est plus douloureux, c'est même agréable. Et puis c'est surtout le sentiment d'être une femme. Mais pour Paul, son membre serré par ce corps tout neuf, il est difficile de résister longtemps. Et au bout de quelques minutes il prend son plaisir. Nadine sent que son partenaire a joui. Elle se relève et bascule sur le côté. Elle prend la tête de son beau-frère et lui dit :

- Merci. Tu as été très doux, je n'ai pas souffert comme je le craignais et je languis de recommencer.
- Doucement, il me faut récupérer. Et puis maintenant tu peux y aller, tu connais presque tout.
- Paul, reste avec moi dans le lit, je ne te gênerai pas, je te laisserai dormir.
Résigné, il s'allonge et bientôt s'endort.

Il rêve qu'il fait l'amour. La sensation est si forte qu'il se réveille. Nadine sur un coude le regarde et de l'autre main le branle.

- Tu es folle, il faut dormir.
- Fais-moi encore l'amour, c'est la dernière fois entre nous deux.

Vaincu, il l'allonge se met sur elle, et lentement, il lui fait l'amour. Déjà soulagé par le premier rapport, il prend son temps, surveille sur le visage de sa compagne la progression du plaisir. Il commence doucement, bientôt le suc se dégage. La queue circule de mieux en mieux dans ce sexe tout neuf. Il voit avec plaisir les lèvres s'entrouvrir sur un miaulement prolongé. Il accélère la cadence. Elle noue ses chevilles derrière ses hanches et se cramponne à lui. Et soudain c'est l'apothéose pour elle, et lui se finit dans un galop effréné.

- Oh, c'était merveilleux ! Maintenant je sais ce que c'est la petite mort !
- Et nous n'avons pris aucune précaution !
- Ne t'en fais pas, je prends la pilule. Pour le reste, nous sommes sains tous les deux. Pas de risque de SIDA.
- Mais il ne faut pas jouer avec ça.

Après un baiser, ils se rendorment.


Paul est parti le lendemain matin travailler. Le soir il est allé chercher Sylvie et sa fille à la maternité. Arrivés à la maison, Nadine et Vincent avaient préparé un apéritif. Ce dernier rayonne de joie, plus même que le jour du résultat du bac.

- Nous avons quelque chose à fêter leur disent-ils.
- Oui, notre petite Marie.

Nadine se penche vers sa sœur et lui dit quelques mots à l'oreille. Celle-ci éclate de rire et l'embrasse. Paul est gêné, et ne sait quelle attitude prendre. Sylvie, le pensant ignorant lui murmure que sa sœur a perdu sa fleur. Il sourit, regarde Nadine qui lui confirme d'un signe de tête qu'elle a dépucelé son ami.

……………..
- Dix ans, ça passe vite, fait remarquer Nadine. Et puis, je peux vous le dire maintenant, c'est le moment où Vincent et moi avons décidé de faire notre vie ensemble.
- Pour moi, la naissance de Marie a été un moment merveilleux. Pour Paul aussi, mais cette période ne t'a peut être pas tant marqué que nous.

Oh si, je m'en souviens, mais pas pour la raison que tu crois pense-t-il, et il regarde sa belle-sœur en souriant.
Pourtant, depuis, ils n'en ont jamais plus parlé, n'ont eu aucun geste équivoque. Mais jamais ils n'oublieront ces moments là.

Bertrand d