Ma tante.
Quand je présente ma femme à mon oncle, je me dis qu'il est un
peu curieux de la lui présenter comme si je le connaissais, alors qu'il
n'est pour moi qu'un souvenir d'enfance confus. Mais il est bien tel que je
me le représente, tel qu'on se représente tout oncle.
Un peu marqué par le temps et un peu poussiéreux dans ses habitudes.
Réconfortant quoi.
Ma tante par contre bouscule mes stéréotypes. Bien qu'également
un peu empâtée, elle semble avoir refusé d'en tenir compte,
et m’apparaît dans un ensemble cuir très moulant. Je l'embrasse
gauchement, m'étranglant quelque peu tant son parfum m'empêche
de respirer.
Je passe la soirée à me reprocher le trouble étrange que
je ressens devant ma tante, qui est ni très jeune ni très belle,
et de plus moi, jeune marié je devrais rester de bois devant ma propre
famille.
Elle profite de la première entrevue seule à seul pour mettre
les pieds dans le plat.
- J’ai l'impression que tu es gêné devant moi, et que tu
culpabilises bêtement.
- Il faut simplement que je m'habitue à vous.
- Ecoute, je vais te dire ce qui se passe. Tu ressens une certaine attirance
pour moi, et tu en as honte parce que tu penses que tu ne devrais pas car je
suis ta tante et que tu es marié.
- C'est effectivement quelque chose comme ça.
Tu as tort, il n'y a rien d'anormal à cela. Les femmes aiment sentir
les hommes autour d'elle la désirer, surtout quelqu'un d'autre que leur
mari qui les voit à travers le masque déformant de l'amour. Cela
les rassure, et ne les empêche nullement de rester fidèles.
Et si je m'habille ainsi, c'est bien pour provoquer ce genre de réaction.
Et il est naturel pour un homme de désirer les femmes séduisantes
qu'il côtoie. La fidélité est une affaire d'acte et d'amour,
elle ne dispense pas d'admirer les jolies choses. Personne ne t'a jamais expliqué
cela ?
- Non, mais alors que dois-je faire ?
- En tant que femme, je suis censée dégager une certaine séduction.
En tant que galant homme tu peux y être sensible car nous ne sommes pas
du même sang. Cela peut même déboucher sur un léger
flirt. En tant qu'homme marié, tu n'as pas le droit de me faire des avances,
mais tu peux sortir à l'occasion quelques compliments que je doive accepter
en rougissant. En tant que femme j'y serais sensible, mais en tant que femme
mariée fidèle, je veillerai à te maintenir à ta
place, et j'éviterai de me retrouver en situation dangereuse.
Voilà les rôles sociaux que nous avons à tenir.
- Je vois. J'ai compris, et j'essaierai de tenir ce rôle avec naturel.
- En principe il ne doit pas y avoir de problème. A condition que tu
ne ressentes pas un sentiment physique trop fort, ce qui ne devrait pas arriver
avec un jeune marié et notre différence d'âge, n'est-ce
pas ?
Elle s'approche de moi à me toucher, et je sens la chaleur de son corps
et son parfum capiteux. Mes yeux sont posés sur les douces collines de
ses seins pressés par le cuir de son costume.
- Cela devrait aller si vous n'approchez pas trop près de moi.
Elle s'approche un peu plus jusqu'à ce que je sente ses seins toucher
mon torse, et que son visage emplisse mon champ de vision.
- Quoi, c'est à ce point là ? Mais tu peux quand même te
contrôler ?
Elle bouge doucement contre moi, si bien que je ne puis plus tenir.
Je l'enlace soudain, la pressant contre moi, écrasant sa bouche de la
mienne.
Elle se laisse faire un moment, tandis que je savoure chaque courbe de son corps
contre le mien. Puis elle me repousse doucement.
- Excuse-moi, j'ignorais que ce fut à ce point, sinon je ne t'aurais
pas provoqué ainsi. Tu me poses un problème. Il va falloir que
je fasse attention à toi. Ecoute, oublions tout cela, je garderai mes
distances dorénavant.
Je reste sans réaction, le corps en feu, tandis qu'elle me retire à
l'aide d'un mouchoir le rouge à lèvre maculant mon visage.
En effet, les jours suivant, elle prend soin de ne pas m'approcher, de ne pas
rester seule avec moi. Sans toutefois renoncer à porter des vêtements
provocants qui sans cesse attirent mon regard au souvenir de ce qu'ils recèlent.
Au fur et à mesure que nous devenons une famille, cette discipline se
relâche et elle me confie au cours d'une discussion amicale.
- Tu sais, pouvoir déclencher une telle passion est également
insolite pour moi. La plupart des gens que je rencontre ne s'aperçoivent
même pas de mes efforts vestimentaires.
Et les quelques amis qui me courtisent le font pour me faire plaisir, ou par
jeux, mais se moquent un peu de moi parfois entre eux. Aussi, c'était
très rafraîchissant pour moi.
- Je suis heureux que tu le prennes ainsi, tu sais, c'était un vrai choc
pour moi. Je sortais de ma cambrousse, et n'avais pas encore l'habitude du genre
de tenue des femmes de la ville.
- Alors tu serais moins sensible aujourd'hui ?
- Certainement.
- Tant mieux car j'ai besoin de me changer et ça va me faire gagner du
temps.
En deux temps trois mouvements, la voilà en sous-vêtements.
- Alors ?
- Tes sous-vêtements sont très suggestifs.
- Je peux les enlever aussi si ça peut te calmer
- Non non surtout pas
- Pourtant, on prétend que la séduction d'une femme est inversement
proportionnelle à son nombre de vêtement, mais disparaît
dans sa nudité.
- Je préfère ne pas contrôler cette affirmation. Mais ton
soutien-gorge n'est-il pas trop petit?
- Tu sais, à partir d'un certain volume de poitrine, il est impossible
de trouver de la lingerie fine qui puisse la soutenir. C'est pour ça
que mes robes sont très cintrées pour aider à maintenir
cette poitrine tombante.
- Je ne la trouve pas si tombante.
- Mais regarde l'effet qu'ils produisent lorsque je les soulève à
deux mains.
- Arrête, s'il te plaît.
- Qu'est-ce qu'il y a? Tu as encore envie de me sauter dessus? La vue de mes
seins t'excite?
- Arrête ce jeu.
- Malgré toutes les élégantes que tu as rencontrées
depuis, ta tante t'émeut encore un peu.
- Cesse veux-tu ?
- N'as-tu pas encore compris que j'étais coquette et donc que j'aimais
séduire, que je ne cesserai de t'aguicher tant que tu n'avoueras pas
ton désir. Je ne supporte pas l'indifférence.
- M'aguicher ?
- Et que crois-tu que je fasse en petite tenue, cuisses écartées
et seins à l'air ?
- Et si je n'avoue pas.
- Je ne sais pas. Je peux encore me caresser devant toi, me mettre nue ou bien
me frotter à toi. J'irais jusqu'à te violer si j'étais
plus forte que toi.
- Et si j'avoue ?
- Je te foutrai probablement la paix, à condition que ce soit suffisamment
convaincant, je ne me suis pas humiliée à ce point pour me satisfaire
d'un mensonge proféré par pitié.
Je n’y tiens plus, je la prends dans mes bras et elle sent mon désir
s’incruster contre elle.
- Est-ce assez convaincant ?
- Oui tu peux me lâcher.
Mais le ton est sans conviction.
Je ne la lâche pas. Au contraire je l’embrasse. Elle fond contre
moi, se laisse glisser à terre, et moi je l’y retrouve.
Je dégrafe son soutien gorge et l’embrasse partout.
Elle fait glisser son slip.
Je la pénètre sans plus attendre, la gardant enlacée.
La passion nous entraîne jusqu’au bout, dans une frénésie
de sexe qui la rassure complètement sur mon ardeur.
Nous recommençons plusieurs fois.
Apparemment, ma tante a souvent besoin d’être rassurée car
nous nous retrouvons souvent.