Il en est des voyages comme des enseignants... ils forment la jeunesse,
et des fois de drôles de manières !
Je suis allée aux États-Unis l'an dernier avec ma petite
fille, elle a 8 ans, je ne vis plus avec son papa et mon métier,
pour intéressant qu'il soit, ne me permet pas souvent ce genre
de voyage.
Or donc ma gentille maman, connaissant l'état de mes finances,
et souhaitant gâter et sa fille et sa petite-fille m'appela un jour
pour me dire : "Que penserais-tu de venir avec Julie en Floride,
Jean et moi avons pensé que cela devrait lui plaire ?".
Jean n'est pas mon papa, c'est le mari de maman, il l'a épousée,
il y a une vingtaine d'années, après son divorce d’avec
mon père. J'avais à l'époque 16 ans et étais,
comme beaucoup d'adolescentes, en conflit/compétition avec ma mère.
Elle était dans la plénitude de la quarantaine, belle et
désirable comme le sont souvent les femmes de cet âge, quand
la douceur de la maturité reste soutenue par la vigueur de la jeunesse.
Elle avait sans peine séduit un homme plus jeune qu'elle de quelques
années, en fait il avait lors de son mariage 29 ans, soit à
peine 13 ans de plus que moi.
Jean n'est pas ce qu'on appelle un bel homme mais il a un charme fou,
beaucoup d'humour (du genre que me plaît et me fait rire), de la
culture, de l'élégance, en un mot il me plaisait alors beaucoup
!
J'ai bien entendu essayé de le draguer, en partie pour essayer
les griffes de ma jeune féminité, en partie pour m'affirmer
face à ma mère, en partie aussi pour voir à quel
point il tenait à elle...
En un mot la vraie petite garce...!
Rien ne s'est jamais passé entre nous, j'ai parfois senti de sa
part une certaine tentation, il y a eu certains baisers sur les joues
qui ont atterri au coin de ma lèvre ou de la sienne, certains regards
surpris... Mais Jean s'en est tenu à son rôle de beau-père
avec beaucoup de rigueur, ce qui m'a fait d'un côté assez
plaisir : il était fidèle à ma maman ; mais d'un
autre côté j'ai un peu enragé car l'homme, comme je
vous l'ai dit, me plaisait, et pas qu'un peu...
Le nombre de fois où je me suis caressée en pensant à
lui, les fois où je me suis introduite dans la chatte toutes sortes
d'objets longs et ronds en imaginant que c'était sa queue qui me
ramonait, le nombre de fois où je l'ai lorgné, nu, sous
sa douche, regardant son sexe qui ruisselait.
J'ai encore le ventre brûlant en pensant au jour où il se
caressa devant la glace de la salle de bains, ignorant que, de ma chambre
voisine, le long de mon lit, à la hauteur de l'oreiller, j'avais
réussi à percer un petit trou qui se confondait avec un
motif des carreaux. C’était le genre de bêtise qu’à
cette époque une adolescente devait faire pour découvrir
le corps des autres. J’y ai vu ma mère et mon beau-père
se livrer à des scènes érotiques qui provoquèrent
chez moi une impression profonde. Aujourd’hui encore ce petit œilleton
conditionne ma vie sexuelle d’une manière extrêmement
forte.
Je le regardais donc se masturber et quand son sperme jaillit de sa queue,
que je voyais de profil, que j’ai vu de longs filaments blancs jaillirent
puis s’écouler de son sexe sur son ventre, qu’il recueillit
une partie de sa semence sur ces doigts et qu’ils les porta rêveusement
à sa bouche, ma main s'est crispée sur mon sexe et j'ai
eu un orgasme instantané, d'une violence inouïe, qui m'assèche
encore la bouche aujourd'hui quand j'y pense. Chaque homme qui me prend
est quelque part Jean et chaque femme à qui je fais l’amour
est quelque part ma mère. Cet aspect Oedipien de ma vie sexuelle
ne m’échappe pas et me bouleverse, me culpabilise et m’excite
en même temps. Ma jouissance passe obligatoirement par une forme
d’interdit et de transgression.
Mais le « péché » n’existe qui si on le
commet et le commettre est source de jouissance et de défi au monde,
aux autres, aux entraves qui nous ligotent.
Le temps a passé, j'ai eu des amants et des amantes, j'ai cette
enfant que j'aime et je me passe fort bien de son père mais il
me manque quand même la présence d'un homme.
Je me trouvais donc dans l'avion d'Air France, en classe affaires (car
maman et Jean sont très à l'aise !), assise à côté
de Julie, maman et Jean dans la rangée devant nous. J'ai peur de
l'avion mais la classe affaires, que je découvrais pour l'occasion,
avec son confort et la gastronomie qui va avec, m'avait détendue.
Je m'étais endormie et j'étais très détendue.
Je fus réveillée par Jean qui me dit : "Viens voir,
nous survolons les Bermudes.". Je me levais et allais avec lui vers
un des hublots qui sont dans les fenêtres des portes des Boeings
747. Jean était derrière moi et regardait par-dessus mon
épaule, son buste collé contre mon dos, je me retournais
pour lui parler mais par accident ma bouche vint couvrir la sienne. Au
lieu de reculer la tête je restais sans cette position, La tête
de Jean ne s'était pas reculée.
Nous restâmes ainsi quelques secondes, puis ma bouche s'ouvrit et
ma langue se glissa entre les lèvres de Jean. Elle rencontra la
sienne qui prit aussitôt vie et nous échangeâmes ainsi
notre premier baiser après vingt ans de désir non-dit.
Nous étions les yeux dans les yeux, souriants. Je sentis ses mains
qui entourèrent mon buste, il m'attira vers lui et mon corps épousa
étroitement le sien.
Il me dit à l'oreille :
- Tout à l'heure, quand tu dormais, j'ai pris quelques photos de
toi. Tu étais si belle et si douce que mon cœur a fondu et
puis j'ai eu une énorme bouffée de désir.
Sans réfléchir je lui ai dit :
- Viens !
Et, lui prenant la main je l'attirais vers le fond de l'avion. Il n'y
avait personne et j'ouvris la porte d'un W-C et je l'attirais à
l'intérieur et refermais la porte sur nous deux.
Une toilette de 747 est vraiment petite mais la fièvre qui nous
brûlait nous rendait aveugles aux détails. Je lui ouvras
sa chemise et je me mis à lui embrasser le torse, m'attardant sur
les petits mamelons de ses seins d'homme, si mignons, de son côté
il m'avait ôté mon pull et avait fait jaillir mes seins de
mon soutien-gorge, les caressant et en agaçant, lui aussi la pointe
avec ses doigts.
Je me baissais et lui ouvrit la braguette, lui baisant son pantalon sur
les genoux, son sexe gonflé, dans le slip, semblait vouloir jaillir
jusqu'au ciel. Lorsque, assise sur la cuvette, je le dégageais,
ce n'est pas au ciel mais dans ma bouche qu'il jaillit.
Que c'est doux et chaud un sexe d'homme, que de force rentrée il
évoque, son odeur épicée est grisante et qu'il est
agréable d'en dégager le gland et de le faire apparaître,
rougi par l'excitation, avec sa petite fente qui semble te faire de l'œil
!
Je savourais sa bite avec volupté, la faisant aller et venir de
mes lèvres jusqu'au fond de ma gorge. Je gardais les yeux levés
vers le visage de Jean qui lui, avait fermé les yeux et se mordait
la lèvre inférieure.
Soudain il me prit le menton d'une main et, de l'autre, il me prit la
main et me fit lever, sans dire un mot. Il nous fit pivoter et s'assit
à ma place sur le W-C ; il ouvrit mon jean, le baissa, me fit lever
les jambes une après l'autre pour me l'ôter, fit glisser
ma culotte jusqu'aux chevilles, se baissa pour la prendre et me libérer
les jambes.
Se trouvant alors la tête à la hauteur de mon sexe, il mit
ses deux mains sur mes fesses et m'attira vers lui ; il plaça son
visage dans mon entrejambe, enfoui entre mes deux cuisses qu'il écarta,
et je le sentis me respirer profondément. Puis il releva lentement
la tête et je sentis alors sa bouche s'ouvrir et ses deux lèvres
me prirent la vulve comme on prend une bouche, sa langue s'insérer,
me fouiller, dans un baiser dont la violence et la douceur, conjuguées,
me firent penser à celle que mes amantes me donnèrent.
Sa langue remonta et trouva mon clitoris, frémissant, je sentais
que mon entrejambe était trempé mais, bizarrement, rien
ne coulait, Jean me buvait littéralement. Je serrais sa tête
contre mon ventre et je renversais la mienne en arrière, les yeux
mi-clos, regardant à travers mes cils notre image se refléter
dans le miroir derrière le petit lave-mains.
Je relevais Jean et nous échangeâmes encore un long baiser
langoureux, je sentais sa queue dressée contre mon ventre, je la
sentais battre et son battement trouvait en moi un écho similaire
et sauvage. Je me soulevais lentement et je m'empalais sur son sexe dressé,
ses doigts trouvèrent mes fesses, puis mon cul qu'il occupa avec
un ou deux doigts. Cette double pénétration était
très grisante, comme l’était l’impression que
quiconque pouvait nous surprendre. De plus le sentiment de transgression
donnait à notre union une sorte de frénésie urgente
qu’il importait de consommer totalement, sans retenue, sans attente,
comme ces amants qui faisaient l’amour, durant la terreur, quelques
instants avant l’appel de leur nom pour la guillotine.
Bien sûr il n’y avait pas le caractère tragique de
ces unions ultimes avant la mort, preuves évidentes de la force
de la vie, amis je sentais que nous voulions sceller cette possession
physique comme les Egyptiens scellaient leurs pyramides, avec grandeur
et sans retour, sachant qu’il n’y aurait pas de deuxième
fois.
Nous oscillions en cadence, laissant monter lentement le plaisir en nous,
le savourant, sachant que cet intermède n'en serait jamais qu'un,
qu'il fallait en boire les délices sans en perdre une goutte car
cela n'aurait aucune suite. Nous aimions tous les deux ma mère
et nous savions qu'il nous serait impossible de la faire souffrir.
Jean explosa en moi, je sentis son sperme se répandre au fond de
moi comme une source brûlante et à mon tour, dans un râle
chuchoté je me sentis partir, des étoiles plein les yeux.
Jean, mon amant interdit, aurons-nous encore cette explosion de jouissance
?
A ce jour nous conservons tous deux ce secret magnifique, nos sourires
complices ne sont pas des sourires coupables, mais la trace d'un merveilleux
souvenir partagé.
Celles et ceux qui ont connu ce genre de plaisir, à la fois violent
et fugace, savent ce qu'il représente, c'est à elles et
eux que je dédie ce récit.